Nos spectacles - Bernard Lavilliers

Bernard Lavilliers en concert à l'Acropolis de Nice en 2018

Bernard Lavilliers

5 minutes au paradis
Vendredi 06 Avril 2018 - 20H 30
Nice - Acropolis
Tarif(s): 39€ à 56€

Etonnant Lavilliers ! Brillant voyageur, qui change encore une fois la donne. Dans ce vingtième-et-unième album studio, il envoie valser d’un coup de rein les rythmes chaloupés, au profit de guitares électriques, cordes, cuivres et percussions orchestrées en bouquets énergisants. Il y a une logique dans le déroulement de ces onze titres, que ferme L’Espoir et ouvre le cinglant La Gloire, poème écrit par Pierre Seghers en 1957 en pleine guerre d’Algérie et que Bernard Lavilliers a mis en musique avec Fred Pallem.

Lavilliers et les poètes, c’est une histoire d’amour qui n’aura pas de fin. « J’ai trouvé ce texte dans un vieux livre, et en accord avec la famille, j’ai répété un quatrain. Le texte est fort ». Ce que décrit Seghers et que magnifie Lavilliers est un portrait de guerre d’une frappante actualité : « Broyeur de mort, lanceur de feu/Rôtisseur de petits villages/Mon bel envoyé du Bon Dieu/ Mon archange, mon enfant sage/Bardé de cuir casqué de fer/Fusilleur, honneur de la race ». Si Lavilliers fait évoluer les formes, la ligne de pensée demeure fidèle au Stéphanois contestataire et équilibriste surgi dans le paysage français des années 1970.
 
Après ce texte abrasif, Bernard Lavilliers allait-il nous laisser tranquille, à roupiller sur nos transats estivaux ? Sûrement pas. Le deuxième titre, Croisières méditerranéennes, exige que nous regardions le dessous des cartes. « Il y a quand même 20 000 morts au fond de la Méditerranée. Tu peux faire une croisière sur le Costa machin, mais au fond... », résume Bernard l’indocile.

Lavilliers poursuit l’exploration des mondes obscurs qui gouvernent la planète et fait ainsi suite à Baron Samedi, paru en 2013, écrit en Haïti, terre de vaudou, meurtrie par les tremblements de terre et l’incurie des pouvoirs. Il dégomme les forces d’argent dans Fer et défaire (« Mittal, le serpent minéral... J’ai Florange en travers de la gorge », dit l’insoumis). Dans Vendredi 13, il revient sur la terreur des fous au « captagon ». La sidération, la colère éprouvées. 5 minutes au paradis, la chanson qui a donné son titre à l’album, c’est cela : « Machiavel pensait aussi que le prince n’a jamais tort. Et toi, ange de la milice, tu auras quoi ? 5 minutes au paradis avant que le diable n’apprenne ta mort ».

A ce portrait d’une société fracassée, on ajoutera le cadre supérieur de Bon pour la casse, chanson portée par les arrangements tendus du groupe Feu! Chatterton. « Une histoire vraie », celle d’un type réformé sur le champ par « l’Inquisition » qui prolifère sur les terrasses opaques tout en haut de la tour vitrée.
« Je me suis posé la question de l’espoir évidemment », dit Bernard Lavilliers, qui, recréait en scène son album de 1979, Pouvoirs, quand Nice fut frappée par l’attentat au camion.

« Le lendemain, le 15 juillet 2016, j’étais en scène aux Francofolies de La Rochelle, et c’était dur de chanter ». Oui, espoir il y a, car, écrit Lavilliers, « plus la vie croit en la vie, plus s’efface la douleur ». L’amour fou, le soleil brûlant, le calme du sommeil, la beauté dévoilée effacent les noirceurs. Pour chanter L’espoir, ce titre conclusif, il fallait une femme et un piano. Jeanne Cherhal marie sa voix claire à celle, grave, de Lavilliers, sur les arpèges de piano de Florent Marchet.

L’espoir, c’est aussi la mémoire. La beauté des villes, Charleroi, si perdue que les marchands de mort y rôdent, mais restée viscéralement poétique et diverse. « Mon bassiste, Daniel Roméo, est né là-bas, dans une famille d’origine calabraise. Quand j’écris une chanson, je crée mes personnages, et je me mets dedans. Et j’écoute les récits. Daniel m’a fait rajouter les Napolitains, les Marocains, les Polonais de Charleroi, ville vidée.
Plus urbain qu’à son habitude, Lavilliers explore aussi Paris, qu’il aime grise, et met Montparnasse en regard avec Buenos-Aires. « J’y cherche des traces de lumière et d’inspiration, ce n’est pas nostalgique. Neruda, Borges, Soutine, Apollinaire sont bien vivants, ils sont là ». Le vague à l’âme est en ce cas jouissif. La Coupole ici, le Café Margot à Buenos-Aires. Des dames et des terrasses. Composé par Pascal Arroyo sur des paroles de Lavilliers, Montparnasse Buenos-Aires a été réalisé par Benjamin Biolay, tout comme Paris La Grise, et nous voici avec deux boléros, du temps où « le paradis avait des enfants ».

Pour cet album, Bernard Lavilliers retrouve aux arrangements et à la réalisation Fred Pallem, présent dans l’univers du chanteur depuis Causes perdues et musiques tropicales paru en 2010, Florent Marchet rencontré lors de la création du spectacle Frère animal, ou Romain Humeau, chanteur d’Eiffel, artisan de l’album Acoustique et d’une partie de Baron Samedi. Il innove également en conviant, en plus de Benjamin Biolay, les quatre musiciens de Feu! Chatterton pour officier en backing-band sur deux titres, comme au temps du Stéphanois. « J’aime changer, explique Bernard Lavilliers, les arrangements sont très classiques, pour la première fois. Il y a une logique. Par exemple, pour Charleroi, j’ai travaillé avec les jeunes de Feu! Chatterton. Ils ont ralenti la chanson, ils ont mis des sons de 1970, si je l’avais fait moi-même, on aurait dit que je me serais plagié ! ».

Qu’est-ce qui porte Bernard Lavilliers? Une indéfinissable compagne que partagent Ray Barreto, Youssou N’Dour, Mozart ou Ravel. C’est elle qui pousse notre inconditionnel de Blaise Cendrars à regarder le monde à la loupe : la muse. « Si la muse te lâche, tu es dans la m... », dit-il en chantonnant : « Si jamais tu te casses, si jamais tu te tires ailleurs, si jamais tu te lasses de ma voix et de ma chaleur... je serai sur tes pas, je suivrai ton odeur ». Chez Lavilliers, on ne lâche rien et la crainte devient alors une belle salsa.

« 5 minutes au paradis » Nouvel album, le 29 septembre 2017 En tournée en France dès le 3 novembre 2017
Paris
Olympia du 24 novembre au 3 décembre 2017

 

Tarif normal 1ère catégorie : 
56€
Tarif normal 2ème catégorie : 
49€
Tarif normal 3ème catégorie : 
39€
Placement des spectateurs : 
Assis numéroté
Tarif réduit 1ère catégorie : 
53€
Tarif réduit 2ème catégorie : 
46€
Vidéo
Site internet
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Description de la salle

Respectivement créé en 1954 et 1984, Acropolis-Expositions et Acropolis-Congrès forment le complexe Nice Acropolis. Certifié ISO 9001, le Palais des Congrès et des Expositions Acropolis a accueilli près de 3 000 manifestations qui ont drainé plus de 7 millions de personnes. Ses atouts ont été salués par de nombreux prix. Le Palais des Congrès a été élu « premier Palais des Congrès d'Europe » durant trois années consécutives !

Acropolis est un site polyvalent pouvant accueillir congrès, assemblée générale, colloques, conventions, expositions, salons, séminaires, réceptions, galas, spectacles, événements sportifs etc...
Son importante superficie, ses équipements performants, ses prestations modulables en font l'un des Palais des Congrès et des Expositions les plus fonctionnels d'Europe.

Situé en plein centre de Nice, à 15 minutes de l'aéroport, l'ensemble Acropolis-Congrès et Acropolis-Expositions met à votre disposition : 5 auditoria de 250 à 2 500 places, 50 salles de réunion de 20 à 800 places et 26 000 m2 d'exposition. 
Les configurations des infrastructures sont modulables et s'adaptent aisément aux demandes les plus exigeantes.

Acropolis
Esplanade Kennedy BP 4083
06302 Nice Cedex 4
Téléphone: 04 93 92 83 00

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